Paradox’sale #1
Le paradoxe sale, c’est que la loyauté ne se voit que quand elle coûte
La loyauté gratuite n’existe pas.
Ce qui existe, c’est la compatibilité confortable.
Tant que :
-
ça ne dérange pas
-
ça ne coûte rien
-
ça ne met personne en danger
-
ça ne demande aucun sacrifice
Tout le monde est loyal.
Tout le monde.
Le collègue.
L’ami.
Le partenaire.
Le membre de la famille.
C’est facile d’être loyal quand la situation est propre.
Le problème, c’est que la vie réelle n’est jamais propre longtemps.
La loyauté de salon
Celle qu’on affiche.
“Tu peux compter sur moi.”
“Je suis là.”
“On est ensemble.”
Ces phrases ne veulent rien dire.
Elles n’ont aucune valeur tant qu’il n’y a pas de coût réel.
La loyauté de salon, c’est une décoration sociale.
Ça fait beau.
Ça rassure.
Ça ne prouve rien.
Le moment où ça bascule
La loyauté commence le jour où :
-
ça te met dans une position inconfortable
-
ça peut te faire perdre quelque chose
-
ça peut nuire à ton image
-
ça peut te coûter de l’argent, du temps, une opportunité
Là, le tri se fait.
Et il est brutal.
Exemples simples, réels, sales
Un ami est dans la merde. Vraiment.
Pas une petite galère. Une vraie.
Celle qui colle une étiquette. Celle qui gêne.
Tant que c’était drôle, tout le monde était là.
Quand ça devient lourd, les téléphones deviennent silencieux.
Personne ne dit “je ne veux plus le voir”.
Les gens deviennent juste… occupés.
Ce n’est pas de la méchanceté.
C’est le coût.
Dans le couple
Tant que tout va bien, on parle d’amour.
Quand ça frotte, on découvre la loyauté.
Quand :
-
la fatigue s’installe
-
le désir fluctue
-
les problèmes arrivent
-
l’autre devient moins agréable
C’est là que ça se voit.
Rester quand c’est difficile, ça coûte.
Partir, c’est souvent plus confortable et beaucoup n'hésitent pas longtemps.
Dans le business
Un partenaire, un associé, un collègue.
Tant que le projet avance, tout le monde est aligné.
Le jour où :
-
il faut assumer une erreur
-
il faut défendre quelqu’un face à d’autres
-
il faut prendre un risque pour l’équipe
Les langues deviennent prudentes.
Parce que la loyauté, ici, peut coûter une place, une image, un futur.
Le paradoxe sale
Les gens ne sont pas déloyaux.
Ils sont loyaux tant que ça ne leur coûte rien.
Et ça, ça change tout.
Parce que ça veut dire que la loyauté n’est pas une valeur morale.
C’est une décision économique personnelle. Un putain de choix !
Inconsciente, mais réelle.
Les rares
Les rares, ce sont ceux qui restent quand ça coûte.
Pas parce qu’ils sont naïfs.
Pas parce qu’ils sont faibles.
Parce qu’ils ont décidé que certaines choses ont plus de valeur que leur confort.
Ces gens-là, tu ne les repères pas quand tout va bien.
Tu les repères quand tout va mal.
La vérité que personne n’aime entendre
Si tu n’as jamais vu quelqu’un payer pour toi, tu n’as jamais vu sa loyauté.
Tu as vu sa sympathie.
Et la sympathie, ça s’évapore dès que la facture arrive.
Et toi dans tout ça
La question n’est pas :
“Qui est loyal envers moi ?”
La vraie question est :
Pour qui suis-je prêt à payer le prix ?
Parce que c’est là que se trouve ta propre loyauté.
Pas dans tes paroles.
Dans ce que tu es prêt à perdre.
La vie. La vraie. Encore.
La loyauté ne se teste pas quand tout va bien.
Elle se révèle quand ça pue.
Quand ça dérange.
Quand ça colle à la peau.
Et à ce moment-là, il n’y a plus de discours.
Il n’y a que des choix.
Toujours...
Et ces choix ont toujours un prix.
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On se retrouve de l'autre coté...